FP et FGA : des besoins criants, des réalités distinctes

VT and AE: Urgent needs, distinct realities

FP et FGA : des besoins criants, des réalités distinctes

To read English Version

Tout le monde s’entend – même les politiciens – sur le besoin d’augmenter le nombre de ressources professionnelles dans le réseau scolaire. Mais trop peu de voix s’élèvent pour rappeler les besoins spécifiques des secteurs de la formation professionnelle (FP) et de la formation générale aux adultes (FGA).

Des services professionnels quasi inexistants en FGA

Le 29 octobre dernier, Sophie Massé, vice-présidente de la FPPE, participait à l’émission de Mario Dumont au réseau TVA pour dénoncer le manque de services professionnels en FGA. Elle y expliquait que les jeunes de 16 à 24 ans y sont de plus en plus nombreux et qu’ils requièrent souvent des services similaires à ce qu’on retrouve au secteur des jeunes, mais qu’également, le milieu de la FGA doit soutenir les personnes aux prises avec des « problèmes d’adultes », tels que la monoparentalité, l’insécurité financière, les problèmes de dépendances, etc. Un virage majeur doit se faire pour offrir à ces adultes en formation les services professionnels dont ils ont besoin.

Cette entrevue suivait la publication d’un article de Marco Fortier, à la une du Devoir, qui présentait des données du Ministère obtenues et colligées par la FPPE. « Deux psychologues pour 183 000 élèves au Québec. Un orthophoniste. Sept psychoéducateurs. De nouvelles données obtenues par Le Devoir révèlent la minceur du soutien professionnel offert aux étudiants de l’éducation aux adultes, qui sont pourtant parmi les plus vulnérables du système public. Le nombre de professionnels — travailleurs sociaux, orthopédagogues, conseillers en orientation, etc. — a baissé de 14 % en cinq ans dans la formation générale aux adultes (FGA), indique une compilation rendue publique par la Loi sur l’accès à l’information ».

Évolution sur 5 ans du nombre de ressources professionnelles
(en équivalent temps plein – ETP) pour l’ensemble des Commissions scolaires

2011-2012 2015-2016 Évolution sur 5 ans
Nombre total de ressources en ETP

(excluant les CS Crie et Kativik)

353.3 303.0 Baisse de 14,24%
Services pédagogiques 3150.3 303.0 Baisse de 14,24%
Services directs aux élèves 174 154.5 Baisse de 11.2%

Les corps d’emplois qui ont subi les pires coupes en FGA sont les conseillères et conseillers pédagogiques (22,1%) et les conseillères et conseillers d’orientation (22,3%). À noter cependant que le personnel-conseil en formation scolaire et en information scolaire et professionnelle est demeuré plus stable, ce qui ramène la baisse de services généraux en orientation à 8,2%.

Si on exclut les ressources en conseillance pédagogique et en orientation, il ne reste que 36,7 ETP pour les autres corps d’em-plois professionnels pour l’ensemble des commissions scolaires. C’est trop peu pour en analyser l’évolution. Par exemple, en 5 ans, nous sommes passés de 29 à 31,6 ETP pour l’ensemble des services professionnels administratifs.

2011 – 2012 2015-2016
Agent de réadaptation 9.9 5.3
Agent de service social 8,0 5,4
AVSEC 0,9 0
Animateur de vie étudiante 5,6 4,8
Conseiller en rééducation 1,7 3,2
Orthopédagogue 7,9 12
Orthophoniste 0,4 1
Psychoéducateur 5,6 7,5
Psychologue 1,5 1,9
Travailleur social 3,1 1,6

Des promesses laissées en suspens pour la FP

En février 2018, la FPPE participait aux Journées de réflexion sur la formation professionnelle qui se sont tenues au Centre des con-grès, sous l’égide du ministre d’alors, Sébastien Proulx. Celui-ci s’était engagé à « développer un plan d’action concerté et mobilisateur pour insuffler un nouvel élan à la formation professionnelle ». 6 mois plus tard, au déclenchement des élections, rien n’avait été fait en ce sens. Il nous faut donc espérer que le nouveau ministre de l’Éducation reprendra la balle au bond.

Les revendications portées par la FPPE et exprimées à cette occasion dans le cadre d’un mémoire sont toujours d’actualité.

VT and AE: Urgent needs, distinct realities

Everyone agrees—even politicians—on the need for increased professional resources in the school network. But too few voices are speaking up to reassert the specific needs of the vocational training (VT) and adult education (AE) sectors.

On October 29, Sophie Massé, Vice President of the FPPE, appeared on Mario Dumont’s show on TVA to condemn the lack of professional services in AE. She explained that the sector has seen an increasing number of youth between the ages of 16 and 24, and that they often require services that are similar to those in the youth sector. At the same time, AE is required to provide support to those dealing with “adult problems,” such as single parenthood, financial instability, addiction issues, etc. A major change must take place to offer these adults in training the professional services they need.

This interview came after the publication of an article by Marco Fortier, on the front page of Le Devoir, which presented data from the Ministry obtained and compiled by the FPPE. “Two psychologists for 183,000 students in Quebec. One speech therapist. Seven psychoeducators. New data obtained by Le Devoir show how limited professional support to students in adult education is, despite the fact that they are among the most vulnerable people in the public system. The number of professionals in adult education (AE)—social workers, remedial teachers, guidance counsellors, etc.—has dropped by 14% in five years, according to compiled data made public through the Access to Information Act.”

Change over five years in the number of professional resources

(in full-time equivalent—FTE) for all school boards

 
2011-2012 2015-2016 Evolution over five years
Total number of resources in FTE (with the exception of the Cree and Kativik SBs) 353.3 303.0 14.24 % decrease
Educational services 150.3 116.9 22.2 % decrease
Direct services to students 174 154.5 11.2 % decrease

Job classes that have seen the most significant cuts in AE are educational consultants (22.1%) and guidance counsellors (22.3%). However, it’s important to note that counselling staff in academic training and in academic and professional information has remained more stable, which brings the decrease in general counselling services to 8.2%.

If we exclude the education consulting and guidance counselling resources, only 36.7 FTEs are left for the remaining professional job classes across school boards. This is not sufficient to analyze change. For example, in five years, we went from 29 to 31.6 FTEs across administrative professional services.

With respect to other types of direct services to students, we can confirm that they are nearly non-existent. The following table clearly demonstrates this. The FPPE will continue to highlight these deficiencies and fight for a significant and specific increase in resources for AE.  

 

 Service direct  (ETP) 2011–2012 2015–2016
Readaptation Officer 9.9 5.3
Social Service Officer 8.0 5.4
SCGCIA 0.9 0
Student Life Animator 5.6 4.8
Counsellor in Reeducation 1.7 3.2
Remedial Teacher 7.9 12
Speech Therapist 0.4 1
Psychoeducator 5.6 7.5
Psychologist 1.5 1.9
Social Worker 3.1 1.6

Unfulfilled promises for VT

In February 2018, the FPPE took part in the Journées de réflexion sur la formation professionnelle, a two-day discussion meeting on vocational training held at the Convention Centre, under the aegis of the former minister, Sébastien Proulx, who had committed to “developing a concerted and mobilizing action plan to bring fresh momentum to vocational training.” Six months later, by the time the election was called, nothing had been done. We must therefore hold out hope that the new Minister of Education will pick up where things left off.

The demands brought forward by the FPPE and raised during these talks as part of a report are still ongoing.

2018-11-16T06:19:41+00:00