Objectifs de l’événement

  • Valoriser le rôle et l’expertise du personnel professionnel en milieu scolaire.
  • Mettre en lumière leur contribution à la réussite éducative.
  • Favoriser la formation et les échanges entre professionnelles et professionnels.
  • Souligner la Journée annuelle de valorisation du personnel scolaire du ministère de l’Éducation du Québec.

Quand : Jeudi 30 mai 2024 de 9 h à 17 h

Où :

  • À distance: plateforme de diffusion
  • En présence: Centre de congrès de Saint-Hyacinthe (complet)

Panel d’ouverture (9 h)

Le rôle et l’apport du personnel professionnel en milieu scolaire : points de vue des acteurs et actrices du réseau  public québécois 

Président de l’OOAQ depuis 2016, Paul-André Gallant a obtenu sa maîtrise en orthophonie en 2003. Depuis sa première élection, Paul-André Gallant est fort impliqué au niveau du système professionnel. Il siège de 2017 à 2022 sur le comité des enjeux collectifs au Conseil interprofessionnel du Québec. Parallèlement, il préside la Table des ordres en éducation et la Table de collaboration interprofessionnelle en santé et services sociaux. En 2022, il est élu secrétaire du Conseil interprofessionnel du Québec et président du comité de gouvernance et d’éthique. Il est également détenteur d’une maîtrise en administration des affaires et porte le titre d’administrateur de société. 

Travailleuse sociale de formation, chercheure praticienne en autisme, Bianca Nugent, PhD (c) est la présidente de la Coalition de parents d’enfants à besoins particuliers – un mouvement citoyen devenu un OBNL en 2017 visant la défense de leurs droits et la reconnaissance de leurs réalités éducatives et sociales. Madame Nugent collabore aux travaux et aux réflexions de plusieurs instances publiques et d’organismes communautaires en défense des droits des populations vulnérabilisées et (sur)minorisées comme les enfants ayant besoin d’un soutien particulier à la maison, à l’école et dans la communauté. La lutte aux inégalités sociales est le moteur d’action de son engagement selon une approche positive, émancipatrice et structurelle pour des services publics centrée sur les droits, les forces et les préférences des personnes neurodivergentes. 

Depuis le 1er juillet 2013, Éric Pronovost occupe le poste de président de la FPSS-CSQ. Auparavant, il a siégé comme vice-président aux communications, au secrétariat et à la trésorerie de la Fédération, de 2010 à 2013. D’abord conseiller responsable des services de garde au sein du Syndicat du personnel de soutien de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries (FPSS-CSQ), en 2003, il a ensuite poursuivi sa route syndicale en occupant les fonctions de vice-président aux relations du travail de 2005 à 2006, et de président de son syndicat local, de 2006 à 2010. Il apporte sa rigueur, sa détermination ainsi que son désir de voir la Fédération s’agrandir.

Nicolas Prévost est diplômé en enseignement de l’éducation physique de l’Université de Sherbrooke. Il cumule 20 ans d’expérience en tant que direction adjointe puis direction au secondaire et au primaire. En 2014, il est élu président de l’Association des directions d’établissement d’enseignement des Laurentides (ADEL). 
 
Très actif au sein de son association depuis plus de 16 ans, il est aussi impliqué au niveau national, notamment à titre de vice-président de la FQDE en 2018. 
 
Depuis juillet 2019, il représente plus de 2000 directions d’établissement d’enseignement au titre de président de la FQDE. 

Présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) depuis juillet 2013, Josée Scalabrini représente avec leadership et détermination plus de 95 000 enseignantes et enseignants des quatre coins du Québec. Réputée pour son franc parler et sa détermination, cette enseignante engagée socialement a été pendant huit ans présidente du Syndicat du personnel de l’enseignement des Hautes Rivières (SPEHRCSQ). Elle a ensuite occupé, durant cinq ans, les fonctions de 1re vice présidente de la FSE à titre de responsable de la vie professionnelle et pédagogique, de même que de la condition des femmes. Elle défend avec conviction la valorisation de la profession enseignante et l’amélioration des droits du personnel enseignant de tous les secteurs du réseau scolaire. 

 

Geneviève Beaumont-Frenette
Directrice de la valorisation et des politiques de formation du personnel scolaire
Direction générale de la planification de la main-d’œuvre du réseau
Secteur réussite éducative et main d’œuvre
Ministère de l’Éducation

Premier bloc de conférences (11 h 00)

Un seul choix

L’apprentissage en dehors des murs et les liens avec la communauté : la bibliothèque comme vecteur d’inclusion et l’histoire de la scolarisation au Nunavik.

Professeure agrégée à l’École de bibliothéconomie et des sciences de l’information (EBSI) de l’Université de Montréal. Elle est titulaire d’un doctorat en philosophie et d’une maîtrise en sciences de l’information de l’Université de Montréal.  

Ses recherches actuelles portent sur le rôle social des bibliothèques; les dynamiques interculturelles et leur impact sur la participation des populations exclues dans les projets de littératie (la littératie communautaire), l’apport du design social; les perspectives d’équité-diversité-inclusion en littérature jeunesse; le rôle des femmes dans l’histoire de la lecture publique au Québec. 

Véronique Paul est professeure à l’unité d’enseignement et de recherche en sciences de l’éducation de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Elle est responsable des programmes de formation des enseignants inuit de l’UQAT et membre du groupe de cogestion Ivujivik-Puvirnituq-UQAT. Elle fait partie du Centre interuniversitaire d’études et de recherches autochtones (CIÉRA) et de l’Équipe en développement de recherche et d’actions de collaboration en contexte éducatif autochtone (ÉDRACCÉA). Elle s’intéresse au développement de la scolarisation autochtones, ainsi qu’à l’histoire de l’éducation. Elle est l’auteure du livre : Une histoire de la scolarisation au Nunavik, publié en 3 langues, soit inuktitut, français et anglais. 

Description de la conférence:

Cette conférence portera sur une proposition de recherche visant à mieux comprendre les conditions d’exercice du personnel professionnel en éducation, afin de mieux le valoriser, l’attirer et le fidéliser. Y sera notamment abordé comment le modèle de la situation de travail centré sur la personne en activité (Vézina, 2001) permettrait d’observer le contenu de la tâche, les conditions de travail et l’environnement social du personnel professionnel en éducation. Les retombées anticipées de l’étude incluent des activités de mobilisation des connaissances visant à faire connaître la nature du travail et les expertises spécifiques des personnes professionnelles en éducation auprès de la population québécoise en générale, ainsi qu’auprès d’acteurs et actrices-clé tels que : la FPPE-CSQ et ses syndicats locaux, les directions d’établissement scolaires, les décideurs publics, le MES et les facultés universitaires qui forment des personnes professionnelles. 

Soutenir les élèves à besoins particuliers : évolution du rôle du personnel professionnel et réflexions sur l’approche scolaire et l’évaluation diagnostique 

Julien Prud’homme est spécialisé en histoire et sociologie de l’expertise, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé. Il a notamment publié le livre Instruire, corriger, guérir ? (2018) sur l’histoire de la difficulté scolaire au Québec. Ses chantiers actuels portent sur l’histoire de l’expertise en milieu scolaire, sur l’histoire de l’autisme et sur l’histoire des ordres professionnels. Il est professeur et directeur au département des sciences humaines de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ainsi que membre régulier du Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST) et du Centre interuniversitaire d’études québécoises (CIEQ).

Description de la conférence:

De 1995 à 2015, l’encadrement des élèves en difficulté a glissé vers des pratiques catégorielles parfois agressives. Dans un premier temps, le renouvellement des services professionnels a été une cause importante de ce glissement, qu’il s’agisse de l’entrée en masse de professions jusque-là associées à la santé (comme l’orthophonie ou la psychologie) ou les remises en question de groupes déjà présents dans les écoles (comme l’orthopédagogie). Toutefois, depuis quelques années, les attitudes se font plus nuancées, parce que les limites du modèle en place deviennent évidentes, mais aussi parce que les « politiques de l’expertise » en milieu scolaire se complexifient.  Ce changement est toujours en cours : le rôle que joueront les professionnel.le.s de l’éducation dans l’avenir de la difficulté scolaire reste imprévible, en raison de variables qui incluent des décisions politiques, des choix de pratique dans l’école, et le rôle de l’emploi privé.

Marie-Christine Brault est professeure agrégée au département de sociologie de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche Antoine-Turmel sur la sociologie historique de l’enfance et de la famille. Dans le cadre de ses travaux de recherche, elle étudie le processus de médicalisation durant l’enfance, notamment pour en comprendre les déclencheurs et ses impacts sur les enfants, les parents et l’école. Elle est aussi reconnue pour le regard sociologique qu’elle pose sur le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) et sa médication. 

Description de la conférence:

Le Québec est préoccupé par l’accroissement de la prévalence du diagnostic de trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et de la médication associée. Alors que des professionnels de la santé dénoncent la situation, ils se retrouvent également au cœur des revendications, car ce sont eux qui attribuent les diagnostics officiels et font les prescriptions. La présentation abordera cette ambivalence qui s’observe notamment par trois cas de figure associées à des pratiques qui renforcent la médicalisation, alors que d’autres lui offrent une résistance. Cette présentation servira à ouvrir la discussion sur le rôle des professionnels, leur sentiment d’impuissance et la pression ressentie à plusieurs niveaux. 

Nouvelles pratiques du travail à la lumière des changements technonumériques : impacts sur le personnel, télétravail et brouillage des frontières entre la vie personnelle et professionnelle 

Yanick Provost Savard est professeur au département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et responsable de la section Psychologie du travail et des organisations de ce département. Le Laboratoire de recherche sur les sphères de vie et le travail qu’il dirige s’attarde aux enjeux entourant le télétravail et la conciliation entre les sphères de vie professionnelle et personnelle. Les travaux de Monsieur Provost Savard ont été publiés dans plusieurs revues scientifiques nationales et internationales, dont Psychologie canadienne, The International Journal of Human Resource Management et Journal of Occupational and Organizational Psychology. Il a réalisé et dirige actuellement des projets de recherche partenariaux avec des organismes et entreprises québécoises et canadiennes, notamment par son implication auprès du Service aux collectivités de l’UQAM. 

Description de la conférence:

Entre octobre 2023 et février 2024, les membres de la Fédération des professionnelles et professionnels de l’éducation du Québec ont participé à une consultation sur les facteurs de l’ajustement au télétravail. Yanick Provost Savard, professeur au département de psychologie de l’UQAM et directeur du Laboratoire de recherche sur les sphères de vie et le travail, présentera les résultats de cette consultation. Ceux-ci seront analysés à la lumière de la littérature scientifique récente. Le conférencier formulera des recommandations visant la pratique fructueuse du télétravail à l’ère de la normalisation du recours massif à cette modalité de travail. 

Me Geneviève Richard est diplômée en droit de l’Université de Montréal et membre du Barreau du Québec depuis 2010. Elle est, depuis septembre 2019, candidate au doctorat en droit à l’UQAM, sous la direction de la professeure Dalia Gesualdi-Fecteau. Sa thèse portera sur l’encadrement du temps de travail et le droit à la déconnexion en droit québécois du travail. Elle est également assistante de recherche pour divers projets en droit du travail ainsi que chargée de cours à l’UQAM, où elle enseigne le droit des rapports individuels du travail.

Description de la conférence:

Les enjeux de brouillage des frontières entre la vie privée et la vie professionnelle, d’hyperconnectivité professionnelle et de déconnexion existent depuis plusieurs années, mais ont été particulièrement mis en lumière depuis le début de la pandémie de COVID-19 (les messages Teams à toute heure du jour, les courriels urgents reçus durant la fin de semaine ou les vacances, etc.). Or, à ce jour, aucun grief portant sur ces enjeux n’a été tranché par un·e arbitre. Me Geneviève Richard, dans le cadre de son projet de recherche doctoral, a voulu comprendre pourquoi, en interviewant des personnes œuvrant dans un milieu de travail syndiqué dont une dizaine de membres de la FPPE. Est-ce parce qu’il n’y a aucun litige sur ces sujets? Parce que les personnes salariées ne portent pas plainte? Parce que les litiges sont réglés avant de se rendre au grief? Me Richard présentera un résumé de ses résultats de recherche pour tenter de répondre à ces questions.  

Deuxième bloc de conférences (13 h 30)

Un seul choix

Les défis de la collaboration en milieu scolaire : ouverture des possibles. La recherche sur les conditions d’exercice du personnel professionnel comme levier de valorisation

Carol-Anne Gauthier, Ph.D. est professeure de psychologie et chercheuse de collège au CÉGEP Champlain-St. Lawrence, ainsi que membre de la Chaire de recherche Relief en santé mentale, autogestion et travail. 

Elle est également chargée de cours au Département des relations industrielles et au Département de management de l’Université Laval. Elle est titulaire d’un baccalauréat en psychologie et d’un doctorat en relations industrielles. Ses expertises incluent l’EDI (équité diversité et inclusion) ainsi que les risques psychosociaux du travail. Ses principaux intérêts de recherche sont la valorisation du travail traditionnellement féminin, les femmes dans les professions traditionnellement masculines, le sens au travail et la santé mentale au travail.  

Description de la conférence:

Cette conférence portera sur une proposition de recherche visant à mieux comprendre les conditions d’exercice du personnel professionnel en éducation, afin de mieux le valoriser, l’attirer et le fidéliser. Y sera notamment abordé comment le modèle de la situation de travail centré sur la personne en activité (Vézina, 2001) permettrait d’observer le contenu de la tâche, les conditions de travail et l’environnement social du personnel professionnel en éducation. Les retombées anticipées de l’étude incluent des activités de mobilisation des connaissances visant à faire connaître la nature du travail et les expertises spécifiques des personnes professionnelles en éducation auprès de la population québécoise en générale, ainsi qu’auprès d’acteurs et actrices-clé tels que : la FPPE-CSQ et ses syndicats locaux, les directions d’établissement scolaires, les décideurs publics, le MES et les facultés universitaires qui forment des personnes professionnelles. 

Détentrice d’un baccalauréat en adaptation scolaire et sociale et titulaire d’un doctorat en éducation, Marie-Eve Gadbois cumule plus de quinze années d’expérience dans le domaine éducatif. Elle est activement investie dans la sphère de l’éducation à titre d’agente de développement en transitions scolaires, tout en poursuivant des activités de recherches sur les services aux élèves à besoins particuliers, l’organisation scolaire et la collaboration en milieu scolaire. Son approche ambitieuse et collaborative vise à catalyser le changement, réunissant diverses personnes intervenantes pour optimiser l’éducation.

Description de la conférence:

La conférence traitera du concept de collaboration en contexte éducatif, en mettant en avant ses caractéristiques et la démarche qui l’accompagne. Les défis liés à cette collaboration seront également abordés. Enfin, une partie importante de la conférence permettra de mettre en valeur des outils concrets de collaboration élaborés pour accompagner les équipes écoles dans l’analyse de situations pédagogiques et pour soutenir la collaboration entourant la scolarisation d’élèves ayant des besoins particuliers vers la classe ordinaire.

 

Réalités de l’adaptation scolaire : inclusion de la diversité ethnoculturelle, religieuse et linguistique et enjeux liés à la déscolarisation et aux bris de services

 

Corina Borri-Anadona immigré au Québec pendant sa petite enfance. Ce parcours l’a amenée à conjuguer diverses appartenances et à s’intéresser à la diversité ethnoculturelle et linguistique dès sa formation initiale en orthophonie. Elle est professeure titulaire au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières, directrice du Laboratoire Éducation et Diversité en région (LEDIR), membre de l’équipe Équipe Inclusion et diversité ethnoculturelle en éducation (IDEÉ) et du Laboratoire international sur l’inclusion scolaire (LISIS). Ses travaux portent sur les processus d’inclusion/exclusion des apprenants et apprenantes issus de l’immigration, racisés ou autochtones en milieu scolaire.   

Description de la conférence

Prendre en compte la diversité ethnoculturelle, religieuse et linguistique à l’école québécoise: l’affaire de tous·tes ! 

Cette conférence tracera d’abord un portrait de la diversité ethnoculturelle, religieuse et linguistique telle qu’elle se manifeste dans les milieux scolaires à l’échelle de la province, à partir de l’outil « Des clés pour mieux comprendre la diversité ethnoculturelle, religieuse et linguistique en milieu scolaire » ( www.uqtr.ca/ledir/fichesrégionales). Les enjeux terminologiques et relatifs aux données disponibles seront soulignés. Par la suite, l’importance de la mise en œuvre d’une éducation inclusive, c’est-à-dire une éducation à la fois équitable et contribuant à une société plus juste et égalitaire, sera abordée à partir de certaines initiatives inspirantes mises en œuvre dans les milieux scolaires.

Laurence Simard-Gagnon est chercheuse postdoctorale au département de sociologie et d’anthropologie de l’Université. Ses recherches portent sur les expériences d’exclusion et de bris de services scolaires chez les élèves HDAA de la région de Québec. Laurence Simard-Gagnon est membre fondatrice du Comité pour le droit à la scolarisation de la Ligue des droits et libertés – section de Québec, à travers lequel elle mène une recherche action participative visant à documenter les écueils communs dans les parcours des élèves en situation de déscolarisation ou de scolarisation partielle ou à risques de l’être.  

Description de la conférence:

La présentation portera sur la déscolarisation, la scolarisation partielle et précaire des élèves HDAA. Elle fera état de constats généraux sur la situation telle que documentée à travers une recherche empirique auprès de parents d’élèves vivant une scolarisation fragile ou interrompue. Elle présentera ensuite une analyse de la déscolarisation à travers la lunette du droit à l’éducation. 

Réflexions sur l’apprentissage : pédagogies autochtones, construction de l’identité, formation des adultes et formation continue

Diane Campeau Ph.D. détient un doctorat en éducation de l’Université de Sherbrooke Québec de même qu’un diplôme en éducation relative à l’environnement de l’UQAM. Ses recherches traitent de l’intégration des dimensions culturelles autochtones dans l’éducation. Elle est présentement professeure invitée à l’Université d’Ottawa et chargée de cours au Campus St-Jean de l’Université de l’Alberta. Elle collabore avec plusieurs groupes autochtones et contribue à faire connaître en français divers auteurs.res  et chercheurs.res autochtones de diverses nations à travers le Canada. 

 

Patricia Dionne est professeure agrégée et œuvre au Département d’orientation professionnelle de l’Université de Sherbrooke depuis 2015. D’abord dans sa pratique de conseillère d’orientation puis dans son enseignement et ses recherches, elle s’intéresse selon une perspective de justice sociale à l’intervention en groupe auprès d’adultes en situation de vulnérabilité ou de transition. Elle a été reconnue pour ses publications sur le bilan de compétences et ses travaux s’intéressent à l’activité des groupes. En collaboration étroite avec des milieux de pratique, elle a contribué au développement et à l’évaluation de programmes d’intervention en orientation à visée émancipatrice visant à favoriser l’apprentissage et le développement du pouvoir d’agir de jeunes et d’adultes.   

Description de la conférence:

Le travail du personnel professionnel de l’éducation se réalise à différents moments du parcours d’apprentissage des élèves.  

Nous discuterons de la valorisation du travail des professionnel·le·s pour soutenir le parcours d’apprentissage des élèves tout au long de leur vie et leur construction identitaire. 

De même, un questionnement sera soulevé sur les conditions à structurer pour que ce travail permette d’atteindre les visées annoncées du colloque soit de « prévenir, soutenir, faire grandir » les jeunes et les adultes auprès duquel il est réalisé. 

Panel de RÉVERBÈRE (14 h 45)

 

Réussite et bien-être : comparaisons pancanadiennes de l’offre de services directs à l’élève à l’école 

Virginie Abat-Roy, PhD, est titulaire d’un doctorat en éducation de l’Université d’Ottawa. Professeure en inclusion scolaire à la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Moncton, elle s’intéresse aux processus d’inclusion et d’exclusion, à la réussite éducative, à l’accessibilité, aux interventions assistées par l’animal et aux études critiques du handicap. Elle vise l’empowerment des populations marginalisées avec qui elle travaille dans une optique de changement social. Ses futurs projets de recherche concernent l’insertion professionnelle des personnes enseignantes issues de la diversité, les approches innovantes d’enseignement ainsi que l’éducation inclusive du primaire au post-secondaire. 

Carl Beaudoin est titulaire d’un doctorat en éducation. Il est professeur en psychopédagogie au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Ses recherches portent sur les stéréotypes de genre, la relation enseignant-élève ainsi que sur le bien-être et la diversité en contexte scolaire. Il est directeur du Laboratoire international de recherche et d’expertise sur les relations éducatives et les masculinités en contextes éducatifs (LIRE-RÉMCÉ). Il est membre chercheur du Réseau de recherche et de valorisation de la recherche sur le bien-être et la réussite (RÉVERBÈRE).  

Laurie Carlson Berg est doyenne et professeur titulaire à la Faculté d’éducation de Saint Mary’s University (Calgary, Alberta). Ses recherches, son enseignement, et sa participation communautaire ont pour point de mire l’inclusion scolaire, la diversité et la francophonie en milieu minoritaire. Au sein de l’équipe REVERBERE, ses travaux actuels portent sur le leadership scolaire axé vers le bien-être et la réussite scolaire dans un contexte de diversité.

Caroline Duranleau est professionnelle de recherche à l’Université du Québec à Trois-Rivières où elle coordonne les activités du Réseau de recherche de valorisation de la recherche sur le bien-être et la réussite en contexte de diversité (RÉVERBÈRE). Après avoir passé une quinzaine d’années à soutenir la persévérance scolaire d’élèves provenant de milieux défavorisés, elle poursuit son implication auprès des jeunes et des milieux éducatifs en s’intéressant, entre autres, à l’utilisation des interventions basées sur la présence attentive comme moyen de supporter le bien-être et la réussite des élèves, mais aussi des personnes enseignantes et professionnelles qui les accompagnent. 

Annie Kenny, ps.éd., PhD est professeure agrégée au Département des sciences de l’éducation à l’Université Sainte-Anne (campus de Halifax). Les responsabilités et les intérêts professionnels de la professeure Kenny incluent notamment l’insertion professionnelle, la pédagogie sensible à la culture et à la langue ainsi que la réussite éducative en contexte de diversité. Ses enseignements portent sur le développement de l’élève, l’éthique professionnelle, l’intervention éducative en contexte de diversité et la gestion de soi en enseignement 

Nadia Rousseau est titulaire d’un doctorat en psychopédagogie de l’Université de l’Alberta et professeure au département des sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Trois-Rivières depuis 1998. Elle est directrice du RÉVERBÈRE (Réseau de recherche et de valorisation de la recherche sur le bien-être et la réussite en contexte de diversité), coresponsable du Lab-RD2 (Laboratoire sur la recherche-développement au service de la diversité), chercheuse régulière au réseau PÉRISCOPE (Partage éclairé de recherches et d’interventions pour le succès collectif par l’éducation) et à la Chaire – Réseau de recherche sur la jeunesse du Québec. Ses recherches portent sur la qualité de l’expérience scolaire et la connaissance de soi d’une diversité d’élèves, la pédagogie inclusive, et les facteurs clés favorisant l’engagement scolaire d’un plus grand nombre de jeunes pour qui l’école représente un défi important. 

Panel de clôture (15 h 45)

Regard sur l’avenir : défis et pistes de solution pour répondre aux besoins des élèves du réseau scolaire public québécois

Conférencière, Présidente de la Commission Laurent, ancienne présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et infirmière retraitée, Régine Laurent est une figure de proue de la diversité culturelle québécoise. Madame Laurent a gravi les échelons de la société un à un avec courage et intégrité. Arrivée à Montréal dans les années 60, elle a œuvré comme infirmière pendant plusieurs années pour devenir, de 2009 à 2017, présidente de la FIQ. En 2019, le premier ministre Legault lui demande de présider la commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse. La Commission Laurent a accouché d’un volumineux rapport en 2020. Aujourd’hui Mme Laurent siège sur des conseils d’administration, est chroniqueuse à LCN et QUB et prononce des conférences. 

Dre Mélissa Généreux est médecin spécialiste en santé publique et professeure titulaire à l’Université de Sherbrooke. Après avoir œuvré comme directrice de santé publique en Estrie pendant six ans, puis comme coordonnatrice du programme Santé à Ouranos, elle agit maintenant comme médecin-conseil à la Direction de santé publique de l’Estrie. Son expertise en lien avec la gestion de catastrophes s’est développée par son implication lors de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic de 2013, des feux de Fort McMurray de 2016, des inondations printanières de 2017 et 2019 au Québec et de la pandémie de COVID-19. Elle mène régulièrement des enquêtes portant sur le bien-être de la population en contexte de crise.

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